Les soins de pratique courante

I- Les perfusions : règle de cotation des différents forfaits

Les différents modes de cotation des perfusions, leur inscription au chapitre des soins courants ou à celui des soins spécialisés sont liés à plusieurs critères :

  • - les perfusions par voie veineuse périphérique relèvent des soins courants.
  • - Les perfusions sur cathéters central ou chambre implantable relèvent de soins spécialisés.
  • - Les perfusions qui nécessitent la présence continue de l’infirmière bénéficient d’une cotation plus élevée

La perfusion sous-cutanée : Elle peut être cotée en tant que telle, sa pose n’en constituant qu’un stade. Les autres stades (préparation éventuelle, surveillance, changement de flacon, retrait du dispositif, deviennent ainsi cotables, et les différents stades se cumulent à taux plein.

Cotation des perfusions :

  • - Préparation, remplissage, programmation du matériel : AMI3
  • - Pose ou changement d’un dispositif intraveineux : AMI3
  • - Changement de flacon ou branchement sur dispositif en place : AMI2

II- Perfusion et déplacement

L’infirmière peut désormais facturer dans le cadre de la perfusion autant de déplacements que de déplacement effectivement réalisés.

Il n’est pas exigé que l’infirmière effectue une surveillance en continu nécessitant obligatoirement sa présence auprès du malade pendant 8 heures ou plus (sauf si la prescription l’y oblige).

Mais dans ce cadre, les forfait de surveillance s’ajoutent aux cotations de la perfusion et ne peuvent supporter ni majoration, ni indemnité de déplacement de par leur caractère global.

Surveillance de moins de 8 heures : AMI2

Surveillance de plus de 8 heures : AMI4

III- Surveillance et observation d’un patient à domicile

AMI1 par jour avec tenue d’une fiche de surveillance destinée au médecin traitant.

Ceci doit permettre la surveillance d’un malade dans des situations médicalement individualisées, comme par exemple :

  • - la mise en route d’un traitement hypertenseur : vérification de l’observance, recherche des effets secondaires, surveillance tensionnelle…)
  • - On peut y rajouter la surveillance et l’instillation de collyres après intervention oculaire.

Dans ces situations, la prescription ne doit pas excéder 15 jours. Un éventuel renouvellement devra tenir compte de la nature de la pathologie, de l’importance des déficiences, ou de certaine situations aggravantes, comme l’isolement ou la carence de l’entourage.

IV- Surveillance et observation d’un patient insulino-dépendant

Cet acte permet la prise en charge du contrôle de la glycémie précédant l’injection d’insuline sur une base forfaitaire de AMI1 par séance. Cette cotation est cumulable avec l’injection d’insuline elle-même. Dans le cas où deux insulines doivent être injectées à suite l’une de l’autre, on obtient AMI 1+1+1.

(cf article du site de AILLES : problème de cotation : les insulines)

L’article 5bis comporte 4 actes :

  • - la surveillance et l’observation du patient diabétique insulino-traité dont l’état nécessite une adaptation régulière des doses d’insuline en fonction des indications de la prescription médicale et du résultat extemporané : AMI 1
  • - l’injection d’insuline en sous-cutané : AMI 1
  • - pansement lourd et complexe nécessitant des conditions d’asepsie rigoureuses et une détersion : AMI 4
  • - la séance hebdomadaire de surveillance clinique et de prévention d’une durée d’une demi-heure pour un patient de + de 75 ans : AMI 4. C’est le seul de ces actes à être soumis à une question d’âge ces patients ne pouvant pas se faire les injections eux-mêmes, ni prendre en charge la surveillance de leur diabète. Cet acte doit permettre la réalisation d’un bilan des difficultés rencontrées par le patient au cours de la semaine dans la prise en charge de son diabète.

Cet article 5bis a été créé pour revaloriser la prise en charge de ces patients diabétiques par les infirmières, en leur permettant de cumuler ces actes sans application de l’article 11B, les considérant dans son ensemble comme la réalisation d’un seul acte à taux plein.

Exemples :

  • - surveillance et contrôle glycémique + injection d’insuline + prélèvement sanguin :

AMI 1 + AMI 1 + AMI 1,5/2 (le groupe AMI1+1 a le plus fort coefficient).

  • - alimentation entérale + surveillance glycémique + insuline :

AMI 3 + (AMI 1 + 1)/2. L’alimentation entérale a le plus fort coefficient

  • - pose de sonde gastrique + alimentation entérale + glycémie + insuline :

AMI 3 + AMI 3/2 . Le groupe glycémie + insuline constitue le troisième acte gratuit.*


  • - Changement de sonde urinaire chez la femme + 2 pansements lourds + glycémie + insuline :

(AMI 4 + AMI 4 + AMI 4 + AMI 1) + AMI 3/2

Le groupe des soins correspondants à l’article 5bis constitue un seul acte, seul le changement de sonde est minoré de 50%


  • - Une séance de soins infirmiers + glycémie + insuline = AIS3 seulement

V- Les séances de soins infirmiers à domicile

Elles comprennent l’observation, la surveillance, la prévention et l’hygiène, à raison de quatre séances au maximum dans la journée, et incluent les actes infirmiers.

Par dérogation à l’article 11b, elle peut se cumuler avec la cotation d’une perfusion ou d’un pansement lourd et complexe nécessitant des conditions d’asepsie rigoureuses.

Dans le cas des perfusions, elles peuvent se cumuler à taux plein dans ses différents stades, qu’elles soient « de soins courants » ou « de soins spécialisés ».

VI- Exemples de cumul d’actes

Exemple n°1

  • - 3 séances de soins infirmiers par jour.
  • - Perfusion de plus de 8 heures composée de 2 flacons de 500ml de soluté
  • - Soir : pansement d’escarre profonde et étendue

→ Cotation :

Le matin : AMI3 (pose de la perfusion) + AMI4 (surveillance perfusion > à 8h) + AIS3 (à taux plein) + déplacement.

A la mi-journée : AMI2 (changement de flacon) + AIS3 (taux plein) + déplacement

Le soir : AMI4 (pansement complexe) + AMI1/2 (retrait de la perfusion) + AIS3 (à taux plein) + déplacement.

Exemple n°2 :

  • - 2 Séances de soins infirmiers par jour
  • - Pansements de 3 escarres profondes et étendues

→ Cotation : Le matin : AMI4 (premier pansement) + AMI 4/2 (deuxième pansement) + AIS3 (à taux plein) + déplacement. Le troisième pansement n’est pas cotable.

Le soir : AIS3 + déplacement

N.B. Le cumul d’un grand pansement et d’une séance de soins infirmiers se fait à taux plein, de même que le cumul perfusion et séance de soins infirmiers.

Le cumul d’un grand pansement et d’une perfusion est soumis à l’article 11b, de même que celui de tous les actes techniques.

L’ablation des points est cotable selon l’arrêté du 08- 12 1999 du Jo du 09 12 1999.

Les soins spécialisés

On appelle soins spécialisés, les soins demandant une actualisation des compétences, un protocole thérapeutique ainsi que l’élaboration et la tenue d’un dossier de soins et la transmission des informations au médecin traitant.

L’actualisation des compétences n’est pas systématiquement spécifiée. Elle est obligatoire pour les actes de chimiothérapie anticancéreuse, et demeure du domaine de la déontologie pour les autres actes.

I- Tenue des dossiers de soins et protocole thérapeutique

Tous les actes de la rubrique « soins spécialisés » nécessitent la définition préalable par les Pouvoirs Publics d’un protocole thérapeutique qui sera élaboré par le prescripteur.

Ces protocoles de soins spécialisés comportent un ou plusieurs des items suivants :

  • - indication de la pathologie motivant la thérapeutique
  • - les produits injectés (nature, quantité)
  • - les modalités de mise en œuvre de la thérapeutique (voie veineuse périphérique ou centrale, site implantable, horaires, surveillance nécessaire)
  • - la durée du traitement
  • - le nombre de séances envisagées
  • - les éventuels gestes associés

Dans un objectif d’allègement des conditions de prise en charge, l’entente préalable sur les actes de soins spécialisés a été supprimée, chaque fois que cela a pu être fait, comme pour les séances d’entretien de cathéters péritonéal, veineux central ou de site implantable, avec ou sans héparinisation.

II- Soins spécialisés

1- Patients immunodéprimé ou cancéreux

Les cotations qui suivent s’appliquent spécifiquement aux malades atteints de cancer ou de sida.

Pour les chimiothérapies anticancéreuses, l’infirmier doit indiquer le nom de l’établissement hospitalier dans lequel il a suivi la formation spécifique.

Les actes suivants sont considérés comme des actes spécialisés et revalorisés comme tels, dès lors qu’ils sont prodigués à des patients atteints de cancer ou de sida et que le traitement est en rapport avec l’affection en cause :

  • - Séances d’aérosols à visée prophylactique : AMI5
  • - Injection intramusculaire ou sous-cutanée : AMI 1,5
  • - Injection intraveineuse : AMI 2,5

2- Les forfaits pour séance de perfusion

Ils comprennent tous :

  • - la préparation des produits
  • - la programmation d’un matériel spécifique (infuseur, pompe portable ou pousse-seringue)
  • - la pose initiale du dispositif de connection intraveineux ou le changement de la totalité de la ligne de perfusion pour les perfusions en continu.
  • - L’organisation de la surveillance de la perfusion le jour de la pose
  • - Le retrait du dispositif

a) forfait pour séance de perfusion intraveineuse courte, < à 1heure : AMI 10

Ce forfait correspond en pratique à une perfusion sous surveillance continue de l’infirmière.

b) supplément forfaitaire par heure supplémentaire : AMI 6

Ce supplément forfaitaire, par heure de surveillance continue médicalement prescrite, permet de prendre en charge jusqu’à 6 heures de surveillance continue (présence effective de l’infirmière au chevet du patient).

Exemple : perfusion intraveineuse de 3 heures sous surveillance continue :

AMI10 + AMI6 + AMI6 = AMI 22

c) forfait pour séance de perfusion intraveineuse > à 1 heure, y compris le remplissage et la pose du dispositif, et comportant 3 contrôles maximum : AMI 15.

Il s’agit de perfusions pouvant durer plusieurs jours, sans surveillance continue. Pour les perfusions d’une durée supérieure à 24 heures, ce forfait s’applique le jour de la pose. Il ne peut être coté qu’une fois et il est complété les jours suivants par les forfaits de surveillance et le dernier jour par le forfait de retrait.

Le nombre de contrôles du dispositif auprès du malade a été fixé à 3 pour toute la durée de perfusion en cas de nécessité. Ces contrôles inclus dans le forfait jusqu’à un maximum de 3 peuvent ainsi donner lieu à l’application des frais de déplacements. Ils peuvent être réalisés à tout moment de la perfusion, et pas seulement le jour où le forfait est facturé.

Ainsi, ce forfait :

  • - ne nécessite pas la présence continue de l’infirmière.
  • - N’est facturable qu’une seule fois par jour dans le cas d’une perfusion administrée en continu, et ne peut être facturé les jours suivants qu’en cas de changement complet de la ligne de perfusion.
  • - N’est facturable dans la journée qu’à la condition expresse que l’ensemble de la procédure soit effectivement renouvelé (pose et dépose isolée de perfusions répétées discontinues)
  • - Inclut l’organisation de la surveillance des premières 24 heures.

d) Forfait pour l’organisation de la surveillance d’une perfusion, de la planification des soins, la coordination des services de suppléance, et le lien avec les services sociaux, à l’exclusion du jour de la pose et de celui du retrait. Par jour, AMI 4.

Ce forfait correspond à la cotation de la surveillance d’une perfusion de longue durée (par exemple par pompe portable programmée sur plusieurs jours), les jours suivant la pose jusqu’à la veille du retrait. On entend par services de suppléance, les services de portage de repas, de téléalarme, d’aide à domicile etc.… L’infirmière veille à ce que ces besoins des malades atteints de pathologies lourdes soient satisfaits.

Les forfaits de surveillance ne peuvent supporter ni indemnité de déplacement ni majoration.

e) Forfait pour arrêt et retrait du dispositif d’une perfusion intraveineuse d’une durée supérieure à 24h, y compris l’héparinisation et le pansement. AMI 5 .

Ce forfait est applicable le jour du retrait d’une perfusion d’une durée supérieure à 24 heures. Il ne peut être appliqué de forfait de surveillance et de coordination le jour du retrait de la perfusion. Une feuille de surveillance détaillée permettant le suivi du malade doit impérativement être tenue au domicile du patient.

Exemple :

Perfusion de 5FU sur 5 jours avec contrôle à J2.

  • J1 : AMI 15 + frais de déplacement
  • J2 : AMI4 (forfait de surveillance et de coordination) + frais de déplacement lié à un contrôle prescrit.
  • J3 : AMI 4 (forfait de surveillance et de coordination)
  • J4 : AMI 4 (forfait de surveillance et de coordination) + frais de déplacement lié à un contrôle demandé par le patient.
  • J5 : AMI 5 (arrêt et retrait du dispositif) + frais de déplacement

Règles de cumul

Forfait AMI 10 ( +suppléments horaires AMI6 éventuels)

Aucun cumul des cotations supplémentaires n’est autorisé, hormis un éventuel forfait AMI 15 pour séance de perfusion supérieure à une heure antérieure ou consécutive à cette dernière.

Forfait AMI 15 non cumulable dans les 24 heures avec :

  • - AMI3 de préparation d’un premier matériel spécifique
  • - AMI4 de pose
  • - AMI de dépose
  • - AMI4 de surveillance-

Le forfait AMI 15 est cumulable avec :

  • - AMI 3 supplémentaire pour préparation, remplissage, programmation d’infuseur, pompe et pousse-seringue supplémentaire au-delà du premier, sans application de l’article 11b.
  • - AMI 2 supplémentaire pour préparation et changement éventuel d’un flacon pour les interventions isolées supplémentaires lors du déroulement de la perfusion sur la journée, sans application de l’article 11b.
  • - La cotation d’un autre acte infirmier effectué lors de la pose, avec application de l’article 11b (injection, pansement etc.)

f) Perfusions d’antibiothérapie à domicile pour patient atteint de mucoviscidose

La NGAP différencie ces perfusions d’antibiotiques effectuées sous surveillance continue, limitées à 3 par jour, de celles qui ne justifient pas cette contrainte, en particulier les perfusions pluriquotidiennes avec utilisation de matériel de type infuseur portable.

En l’absence de nécessité de surveillance continue, les cotations habituelles des perfusions s’appliquent en fonction de la voie d’abord pour un patient atteint de mucoviscidose.

Ces cotations ne sauraient excéder le maximum de 45AMI par jour en cas de présence continue de l’infirmière.

g) Dialyse péritonéale : AMI 4 par séance

Le maximum de 4 séances par jour est expressément rappelé.

Cette technique s’adresse en priorité à des malades autonomes ayant bénéficié (eux-mêmes ou leur entourage) d’un entraînement spécifique. A titre tout à fait exceptionnel et après avis du médecin conseil dans le cadre de l’article 4-1 dispositions générales, le cumul des séances de dialyse et de soins infirmiers peut être temporairement envisagé.

Une séance de dialyse avec entretien du cathéter doit être cotée AMI 4 + 4/2, au rythme d’environ une fois par semaine.

Dialyse péritonéale par cycleur

Elle réalise les échanges de dialyse grâce à un appareil pendant le sommeil du malade, et constitue une variante de la dialyse continue en ambulatoire.

Elle est individualisée par un libellé intéressant le branchement, le débranchement et l’organisation de la surveillance, comme dans le cas des perfusions, avec disponibilité éventuelle de l’infirmière : AMI 4 pour une période de 12 heures.

Soit pour une séance nocturne de dialyse péritonéale par cycleur :

  • - branchement AMI 4
  • - organisation de la surveillance : AMI 4
  • - Débranchement : AMI 4

h) Les protocoles anti-cancéreux de 5FU

Ce type de protocole de chimiothérapie anticancéreuse à domicile, fréquemment prescrit, prévoit une administration du traitement étalé sur 3 jours, par infirmière, et suppose :

  • - le premier jour : la surveillance d’un infuseur ou d’une pompe de diffusion (5FU ou cisplatine…) mis en place en milieu hospitalier le matin même, diffusant en continu une chimiothérapie sur cathéter central ou sur chambre implantable.
  • - Le deuxième jour : débranchement, rinçage, réalisation d’une perfusion courte sur 2 heure d’Elvorine (acide folinique) diluée dans du sérum glucosé, ne nécessitant pas la présence continue de l’infirmière. A la fin de la perfusion, débranchement, rinçage, et administration d’un bolus de 5FU (« perfusette » de 15 minutes), enfin retrait de l’aiguille et rebranchement de la pompe ou de l’infuseur de 5FU ou de Cisplatine.
  • - Le troisième jour, débranchement de la pompe de 5FU, rinçage au sérum, héparinisation, dépiquage en hyperpression et pansement.

Les différents forfaits de la NGAP ne peuvent pas s’appliquer. Il n’y a pas présence continue de l’infirmière pendant la durée de la perfusion d’Elvorine sur 2 heures. Il faudra donc coter :

  • - Préparation remplissage : AMI 3
  • - Branchement et mise en route : AMI 4
  • - Bolus de 5FU = injection intraveineuse d’un produit de chimiothérapie : AMI 7
  • - Le dernier jour : forfait pour arrêt du dispositif : AMI 5

Obtient donc :

  • - J1 : AMI 4 : forfait de surveillance de chimiothérapie
  • - J2 : AMI 4 : forfait de surveillance de chimiothérapie + AMI 3 + AMI 4 + AMI 3 pour la perfusion courte d’Elvorine sur 2 heures + AMI 7 pour le bolus de 5FU
  • - J3 : AMI 5 pour le forfait de débranchement.

A ces cotations, s’ajoutent les déplacements effectifs de l’infirmière.

La prescription médicale initiale doit être très précise et mentionner le mode d’administration dans un cathéter ou une chambre, si la pompe a été posée en milieu hospitalier, les types d’administration par date, la nécessité ou non de la présence continue de l’infirmière

3- Exemples de prescriptions

a) une séance de chimiothérapie à domicile par IDE de Navelbine 40mg en perfusion de 10 minutes avec rinçage à l’héparine :

C’est un soin spécialisé, la durée de la perfusion est inférieure à une heure, la présence de l’infirmière sera continue.

Coter AMI 10 avec EP.

b) Une injection de Gemzar 2g par chambre implantable, avec héparinisation en fin de perfusion, d’une durée d’une demi-heure.

Soin spécialisé, présence continue de l’infirmière. Coter AMI 10 avec EP.

c) Cure de 5 jours par mois de perfusion de 5FU 370 mg/m² et d’acide Folinique 200mg/m². Durée 30 mn, sur voie veineuse centrale. Présence nécessaire.

    Soin spécialisé, présence continue, administration d’un deuxième produit qui va majorer le temps de présence et dépasser l’heure. Coter AMI 10 + 1 AMI 6 par séance avec EP.

d) Poursuite du cycle de chimiothérapie pendant 4 jours : perfusion IV d’Elvorine en 20mn dans 100ml de sérum physiologique, puis de 765mg de 5FU /j dans 100ml de sérum physiologique, puis rinçage avec 20ml de sérum physiologique. A la fin du cycle, ablation de l’aiguille de Hubert.

Soin spécialisé. Présence continue nécessaire, administration de 2 produits dépassant l’heure : coter AMI 10 + 1 AMI 6 par séance avec EP. Le forfait AMI5 du dernier jour n’est pas cotable ici, puisqu’il ne s’agit pas d’une perfusion de + de 24 heures.

e) Par IDE à domicile tous les 15 jours, ablation de la pompe de chimiothérapie et rinçage de la chambre implantable.

Soin spécialisé, la pompe a été placée en milieu hospitalier. Coter AMI 5.

f) Par IDE à domicile, une perfusion d’Arédia 90mg dans 500ml de glucosé sur 2 heures, une fois par mois, avec pose et dépose de l’aiguille de Hubert.

Si le patient est atteint d’un cancer : coter 1 AMI 15 avec EP sans l’AMI 5 de dépose puisque le retrait se fait le même jour.

Si le patient n’est pas atteint d’un cancer : coter la préparation AMI 3, la branchement AMI 4, la surveillance de moins de 8 h AMI 2, et le rinçage AMI 3, soit au total AMI 12.

g) Poursuivre une chimiothérapie IV continue sur 24 de 1000mg/j de 5FU sur pompe portable, avec surveillance de la pompe 2 fois par jour. Au bout de 3 jours, rinçage et ablation de l’aiguille de Hubert.

J1 et J2, coter AMI 4 en forfait surveillance + les frais de déplacement. J3 : AMI 5 pour le retrait.

h) Perfusion par IDE à domicile de Céfazoline 1g à 20h, puis 3 par jour demain, à 8h, 14h et 20h, y compris surveillance.

Pas de notion de patient atteint de cancer ou de mucoviscidose, pas de site particulier de perfusion, c’est un soin de pratique courante, les actes s’ajoutent entre eux : Coter préparation AMI 3, pose AMI3, surveillance de moins de 8h AMI 2, et arrêt AMI 1, soit 9 AMI au total. Majoration pour le tarif de nuit.

i) Cure d’antibiothérapie en perfusion chez patient atteint de mucoviscidose, à raison de 3 fois par jour, selon protocole joint.

Coter 3 AMI 15 par 24 heures, à condition d’une présence continue, sinon, les cotations habituelles des perfusions s’appliquent en fonction de la voie d’abord utilisée pour le patient.

j) Antibiothérapie par IDE à domicile pendant 15 jours : Tazocilline à 7h,14h et 21h en 30mn, puis Amiklin en 60mn à 7h30 et à 21h30.

Première possibilité, il s’agit d’un patient atteint de mucoviscidose, coter alors 3 AMI 15 par jour.

Deuxième possibilité, le patient n’est pas immunodéprimé ni cancéreux, et la voie d’abord est périphérique, relevant des soins courants. Coter la préparation AMI 3, le changement de flacon AMI 2, la surveillance AMI 2 et le retrait AMI 3, soit AMI 11 le matin et le soir, et AMI 9 à 14 heures.

Troisième possibilité, le patient n’est pas immunodéprimé ou cancéreux et il a un cathéter veineux central, il relève donc de soins spécialisés. Coter AMI 3 pour la préparation, le branchement AMI 4, le changement de flacon AMI2, la surveillance AMI 2, le retrait AMI 3, soit au total AMI 14 la matin et le soi, mais AMI 12 à 14h.

k) J1 : surveillance de pompe portable avec 2 passages. J2 : perfusion de 259mg de Lederfoline dans 250ml de glucosé à administrer en 2 heures, puis 519mg de 5FU dans 100ml de glucosé en 1 heure, puis administration de 778mg de 5FU en 22 h avec 2 passages de l’infirmière. J3 débranchement et rinçage.

J1 : coter AMI 4 pour surveillance avec 2 déplacements.

J2 : Coter AMI 15 avec EP, puis AMI 10, puis AMI 3 pour préparation supplémentaire.

J3 : coter AMI 5

l) Faire à domicile par IDE J1 et J2 340mg de Lederfoline en 2 heures par chambre implantable dans diffuseur, puis un bolus de 5FU de 680mg dans 60ml de sérum physiologique, puis 1000mg à la pompe en 22 heures dilué dans sérum physiologique. J3 : rinçage de la chambre implantable.

Soins spécialisés. Durée première perfusion > à 1 heure, donc AMI 15 avec EP. Bolus : AMI 10 avec EP. 5FU en pompe AMI 3, pour J1 et J2. Pour J3, AMI 5 de retrait.

m) Perfusion de Gammagard 30g en 4h30.

Première possibilité : c’est un acte spécialisé, surveillance continue, car possibilité de choc : coter AMI 10 pour la première heure, et AMI 6 pour chaque heure de surveillance continue supplémentaire, soit 4 AMI6 avec EP.

Deuxième possibilité : ce n’est pas un acte spécialisé, et les actes s’ajoutent entre eux : pose du dispositif AMI 3, Préparation de l’infuseur AMI3, Branchement AMI 2, préparation infuseur n°2 AMI3 + branchement AMI 2, Préparation infuseur n°3 AMI3 et branchement AMI 2, surveillance de moins de 8 heures AMI2 retrait AMI 1. Soit un total de 21 AMI.

n) Exemple de poly-chimiothérapie : 5FU 1g IV en une heure + Endoxan 1g en une heure + Farmorubicine 150mg en 15 mn IV + Kitril en 15 mn.

Il est indispensable de noter le temps de présence effective sur la prescription. L’infirmière devait y rester 4 heures au total. Coter alors AMI 10 et 3 AMI 6 avec EP.

o) Poursuivre un cycle de chimiothérapie en cours pendant 4 jours : perfusion IV continue sur 24h de 1725mg/j de 5FU à l’aide d’une pompe portable. Surveillance de la pompe avec 2 passages par jour. A J4, rinçage et ablation de l’aiguille de Hubert.

J1 : il ne s’agit que d’une surveillance simple, soit AMI 4

J2 : AMI 4 si surveillance simple

J3 : AMI 15 si renouvellement de la cassette avec vérification de sa programmation. L’AMI 4 ne pourra pas être compté ce jour-là en supplément.

J4 : retrait, AMI5