Le virus de la grippe

Il est sensible aux températures supérieures à 60° et aux Ph extrêmes. Il provoque une fièvre supérieure à 38°, une toux, des manifestations digestives et articulaires, et dans ses formes les plus graves une encéphalopathie, une déshydratation, des troubles de la vigilance, une détresse respiratoire, une confusion mentale, et un pouls supérieur à 120.

Le virus de la grippe aviaire

La symptomatologie est donc encore inconnue, mais on prévoit que la mutation qui risque d’avoir lieu, pourrait donner les formes les plus graves de la grippe normale, en se basant sur les symptômes décrits en 1918 de la grippe espagnole. Celle-ci était déjà un croisement avec un virus aviaire.

Le problème ne vient pas tellement des virus que les oiseaux sont capables de nous transmettre, mais bien de la combinaison des deux virus, celui de la grippe humaine combiné à celui des oiseaux. Ils échangeraient alors leur matériel génétique, pouvant créer un certain nombre d’hybrides. Ceux-ci seraient alors en possession du génome humain et deviendrait donc transmissibles d’homme à homme.

Les traitements possibles

les vaccins : ils doivent faire face à la mutation constante de ces virus. Il faudrait donc fabriquer 6 Milliards de doses pour protéger toute la planète, alors que seules 30 Milions sont fabricables rapidement. La quantité nécessaire est impossible à atteindre. Le Tamiflu : efficace à raison de 2 par jour pendant 7 à 60 jours, mais il induit des résistances et présente des effets indésirables, notamment des troubles gastro-intestinaux. Le Relenza présente les mêmes effets indésirables

Que faire en cas de pandémie ?

Devant un cas suspect :

- Chercher le contexte d’exposition : le sujet revient-il d’un voyage en Asie depuis moins de 7 jours ? (le virus a de grande chances de venir par là)

- S’assurer de la symptomatologie grippale

- Appeler le SAMU qui confirmera le diagnostic

- Sachant qu’il vaut mieux éviter de contaminer les hôpitaux et qu’on ne peut pas les obliger à s’arrêter de fonctionner pour les autres pathologies, seules 5% des personnes infectées pourront y être soignées. Ce qui veut dire que la grande majorité des malades devront rester chez eux.

- Sachant qu’une pandémie provoquera une psychose dans toute la population, y compris chez les soignants, un tiers d’entre ceux-ci refusera de travailler en contact avec les malades de la grippe.

On prévoit ainsi en France entre 9 à 12 Millions de personnes malades, dont un million qui bénéficieront d’une hospitalisation plus ou moins longue. Il pourrait y avoir quand même 20 000 décès.

Les écoles seront fermées pour éviter les contaminations, et les transports publics fonctionneront en nombre restreint. Les écoles pourront être réquisitionnées pour offrir un abri aux SDF pour pouvoir les soigner et pour servir de centre de Coordination Sanitaire. L’armée sera réquisitionnée pour les distributions de médicaments et du matériel de soin. Les Comités Départementaux d’Aide Médicale d’Urgence et de Permanence des Soins fera appel aux personnels de santé retraités depuis moins de 3 ans pour soigner les patients et pour former ceux qui affronteront le terrain

Au cours de l’hospitalisation, il sera procédé à un isolement du sujet : les radios se feront en chambre, ainsi que les manœuvres de réanimation. Les déchets de soins seront tous éliminiés par le système DARSI

Les recommandations :

A domicile, en présence d’un malade de la grippe, il faudra éviter toute contamination. Pour cela, le sujet sera porteur d’un masque chirurgical, qui agit à l’expiration et préente une durée d’action de 3 heures. Les professionnels de santé seront porteur d’un masque « canard », qui agit à l’inspiration et présente une durée d’action de 8 heures.

Seront aussi distribués à grande échelle les gants jetables, les lunettes de protection, les solutions hydroalcooliques pour le lavage des mains, les lingettes désinfectantes et les crachoirs jetables. Tous ces ustensiles seront éliminés par le système des DARSI.

En conclusion, c’est donc au domicile des gens que la plupart des professionnels de santé vont se retrouver. Nous, infirmières libérales, serons en première ligne, puis que le domicile est notre terrain d’action. Ces informations manquent leurs cibles, semble-t-il, vous ne trouvez pas ? Etiez-vous bien informées jusqu’à présent ? Ou bien l’énarque qui a pondu ce plan ignore notre existence ? La question reste posée.